mercredi, 16 avril 2008

Rédaction de cas concrets pour les panneaux portraits :

Pour tous ceux qui sont chargés d’écrire ou retranscrire les cas histoires vraies qui seront affichées sur les panneaux portraits, voici quelques consignes :

Le principe est de relayer en quelques lignes des histoires vraies, il est donc nécessaire de rester strictement fidèle aux histoires rapportées.
Il faut citer la source et si possible, demander l’autorisation. Le style est libre, on peut faire une présentation factuelle, une narration à la 1ère ou à la 3ème personne… On ne se centre pas seulement sur des histoires d’étudiants étrangers (même s’il nous en faut quelques unes, il faut évoquer toutes les dimensions : la vie familiale et conjugale, les centres de rétention, les enfants…)

Le texte doit faire au maximum 300 mots
Textes à envoyer à stop.expulsion@gmail.com

 Sources à explorer :

 

Les amoureux au ban public

En premier lieu, le site des « Amoureux du Ban public » est un mouvement qui s’intéresse aux cas des mariages mixtes. Leur site contient divers témoignages et histoires vraies à propos de conjoints de français. Il serait intéressant d’en relayer quelques uns.

http://amoureuxauban.net/ 

RESF

Il est ensuite particulièrement intéressant de s’intéresser au site de RESF qui abrite de nombreux témoignages et récits d’histoires vraies. Pour cela il est possible d’explorer diverses rubriques : 

 

D’autres rubriques existent, à chacun de les explorer afin de trouver des cas intéressants à relayer. Il nous a été conseillé également de consulter les sites des composantes locales notamment :

 

(Il serait aussi intéressant de visiter les sites de RUSF) 

CIMADE

Le site de la CIMADE met en ligne un rapport sur les centres de rétention administratif.

http://www.cimade.org/poles/enfermement-eloignement/documentationgenerales

A savoir qu’actuellement que le rapport en ligne date de 2006. Un rapport plus récent (2007) sera mis en ligne jeudi 24 mai. Ces rapports contiennent des témoignages.

La CIMADE a édité un livre intitulé « Votre voisin n’a pas de papier » qui compile différentes histoires. Il est disponible à la BU de Paul Valéry mais quelqu’un travaille déjà sur cet ouvrage 

lundi, 14 avril 2008

Débat

RUSF 34 et CASPER 34

présentent :

 

 

Débat :

Les étudiants sans papiers :

L'impact des politiques d'immigration sur les étudiants étrangers

 

 

Mardi 29 Avril 2008 de 18H à 21H à l'Université Paul Valéry, Amphi H

 

 

  • Intervention n°1 : Jean-Charles TADDEI, Président de la Ligue des Droits de l'Homme sur Montpellier 

Thème : Cadrage général sur évolution de la législation et des politiques d’immigration. 

 

Objectif : Mettre en avant les enjeux sociologiques et politiques de cette évolution. Expliciter les enjeux et objectifs cachés de la politique d’immigration actuelle et son impact sur les populations étrangères

 

 

  • Intervention n°2 : Maître Pinheiro, Avocate au barreau de Montpellier, spécialiste du Droit des étrangers  

 

Thème : Les procédures administratives et les judiciaires des étudiants étrangers (avant et après refus du renouvellement) 

 

Objectif : Après un premier cadrage général faire un zoom sur les pratiques réelles vécues par les étudiants étrangers. Expliciter les points de tension (ex : recours non suspensif, valeurs des preuves ...). Faire le lien avec les possibilités de recours offertes par le Droit

 

 

  • Intervention n°3 : Jean-Paul Nuñez, Président de la CIMADE sur Montpellier

 

Thème : Les moyens d’actions possibles : entre recours juridiques et actions militantes  

Objectif : Conclusion de l’exposé général en abordant les moyens d’action qui peuvent exister. Spécificités du militantisme concernant la question des étrangers en situation irrégulière.  

 

 

  • Débat avec la salle : Les trois intervenants participeront à un débat sur le thème des étudiants sans papiers

 

Organisé par :

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Avec la participation de :
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Ce débat sera accompagné d'une journée de sensibilisation débutant dès 09H00 le mardi 29 Avril. Venez nombreux.

Formation juridique

Compte rendu de la formation juridique.

Organisateurs : RUSF-CASPER 34

Intervenant : Jean-Paul Nũnez, Pasteur, Président de la CIMADE sur Montpellier.

 

Droit des étrangers : spécialisation en droits des étudiants.

 

Durée de la formation : 3 heures.

 

Points abordés :

 

- L'OQTF

- Les recours

- La régularisation

 

  • L'OQTF :

 

Le 1er Janvier 2007, il y a eu la jonction de deux mesures ; l'invitation à quitter le territoire et l'arrêté de reconduite à la frontière. Cette jonction a donné l'Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). L'OQTF équivaut à un arrêté de reconduite à la frontière.

 

L'OQTF donne lieu à un délais d'un mois pour quitter le territoire. Dès ce délai dépassé il n'y a plus de recours administratif possible et l'étranger entre en situation irrégulière. Il y a trois types de recours possibles qui seront énoncés plus loin dans ce compte rendu, le recours contentieux, le recours gracieux et le recours hiérarchique.

 

L'OQTF est exécutoire au bout d'un mois à partir de la date inscrite sur le cachet de la poste. Il faut donc absolument conserver l'enveloppe pour prouver cette date. Dès ce moment l'étranger a 30 jours plus 24 heures pour déposer un recours contentieux, appelé aussi recours administratif. Une fois le délai d'un mois dépassé l'étudiant est en situation irrégulière, il peut être interpellé et placé en centre de rétention.

 

L'OQTF est en fait une jonction de trois décisions conjointes :

- L'argument de fond

- L'obligation de quitter le territoire français

- La notification du pays d'origine

Ces trois points sont à étudier dans tout les dossiers et éventuellement tous contestables s'il y a erreur d'appréciation, erreur d'énonciation, ou même erreur de destination.

 

Lorsque l'étranger est arrêté, il est placé en garde à vue ( 20H maximum ) puis en centre de rétention ( 48H maximum ). Il est alors déféré devant le juge des libertés au Tribunal Administratif qui décide de son maintient en centre de rétention en attendant le recours ou s'il est placé en résidence surveillée. Il doit ensuite être déféré au tribunal administratif pour être entendu dans un délai de 48 heures devant un juge unique.

 

  • Les recours :

 

- Recours gracieux : Lettre à la préfecture demandant une régularisation

- Recours hiérarchique : Lettre au supérieur du préfet, le ministre, pour demander l'annulation de l'OQTF

- Recours contentieux : Dossier déposé au tribunal administratif pour contredire les motifs de l'OQTF.

 

Le recours gracieux donne peu de résultat. C'est une mécanique ancienne qui ne fonctionne plus vraiment. Il faut noter que l'absence de réponse de la préfecture équivaut à un refus.

 

L'Article 8 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales de Rome rédigée en 1950 précise que « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ».

Pour une personne de nationalité française la vie privée correspond à la vie privée et familiale tandis que pour un étranger il s'agit de sa vie publique, de sa visibilité. De ce fait sa vie privée doit être le plus publique possible, implication dans des travaux de groupes, dans des associations... L'implication dans des associations étudiantes fait partie de la vie étudiante. La préfecture fait attention à cet article, le concubinage doit être prouvé, pas forcément par le mariage ou le pacs mais pas des preuves concrètes (bail, factures...) et humaines (témoignages).

 

Pour le traitement des dossiers le parrainage est nécessaire. Un étudiant sans papiers est le plus souvent paniqué, il ne sait pas quoi faire, il ne sait pas comment. Ainsi, dans le mémoire introductif d'instance deux points sont soulevés :

- la légalité interne

- la légalité externe

Il s'agit en réalité du fond et de la forme.

Pour contester une OQTF il faut argumenter le fait que cette décision n'est pas motivée et chercher s'il y a des erreurs manifestes d'appréciations. Ce mémoire introductif est destiné à énoncé des arguments qui pourront être développés par l'avocat lors de l'audience au tribunal. L'avocat peut uniquement parler de ce qui est énoncé dans le mémoire introductif. Aucun argument ne pourra être rajouté après la clôture d'instruction.

Le mémoire doit être rédigé en quatre exemplaires.

Il faut aussi ouvrir des portes dans le mémoire pour pouvoir éventuellement apposer des éléments postérieurement, ces éléments peuvent être refusés mais la citation de ces derniers dans le mémoire introductif permet d'avoir une chance qu'ils soient acceptés.

 

Le mémoire d'intervention doit être déposé avant la clôture du dossier. Il faut bien évidement qu'un recours soit engagé pour faire intervenir un tel mémoire. Pour déposer un tel mémoire il faut avoir une qualité et un intérêt. De ce fait seuls certaines personnes peuvent le faire :

- Le concubin (e)

- Un (e) enseignant (e)

- Un syndicat

- Une association

- Tous à la fois

 

Lors du recours au tribunal administratif le commissaire du gouvernement dit le droit selon son point de vue et sa décision est pour la plupart du temps suivie par les juges. Il invite le tribunal à accepter ou refuser le dossier. La date de ce recours est fixé dans un délai de 3 mois après la clôture du dossier. En cas de procédure normale la formation est collégiale et 3 magistrats sont réunis pour juger de l'avenir de l'étudiant. En cas de procédure d'urgence, suite à une interpellation de l'étudiant, le dossier est évalué par un juge unique.

 

L'administration, la préfecture et le ministère ne sont pas en mesure de donner une évaluation correcte de l'évolution des études. L'administration française fait passer des test de compétences en Français alors que sa capacité à évaluer cette compétence n'est pas prouvée. Il y a là une bataille à mener en faisant ressortir les statistiques d'echec chez les étudiants afin d'opposer les cas particuliers et les statistiques. Il faut donc faire opposition à cette machine juridico-administrative avec des arguments qui sortent des domaines de l'administratif et du juridique. Il ne faut pas hésiter à jour sur l'émotion. Il faut aussi montrer que l'étudiant fait des études en vue de repartir.

Les attestations des enseignants doivent mettre en avant l'implication dans les études, le sérieux de l'étudiant et son assiduité. Il est aussi important qu'elles expliquent l'échec si nécessaire.

Une autre piste à creuser serait la recherche d'entreprises situées dans le pays d'origine des étudiants qui rédigeraient des promesses d'embauche en cas de réussite du diplôme.

En aucun cas il ne faut dire que la personne a un emploi en France.

 

  • La régularisation :

 

Pour obtenir une carte de séjour un étudiant étranger doit répondre à ces différents critères :

- Il doit être entré avec un visa long séjour toujours en validité lors de la demande de carte de séjour

- Il doit avoir des ressources et être en capacité de le prouver

- Il doit, s'il a plus de 27 ans, disposer d'une couverture sociale

 

Le visa long séjour est délivré dans le pays d'origine de l'étudiant. L'administration a tout pouvoir de régulariser un étudiant, seule la mobilisation peut permettre cette régularisation.

Si un étudiant rentre dans son pays pour demander un nouveau visa après une interruption dans ses études le consulat refusera de la délivrer. La délivrance des visas n'a pas besoin d'être motivée.

Il faut noter que l'administration n'est liée à rien. En droit français tout doit être motivé sauf la délivrance ou la non-délivrance des visas par le consulat. En cas de refus il faut saisir la Commission de Refus de Délivrance des Visas qui est située à Nantes. Il faut attendre 6 à 8 mois pour avoir une réponse. Il faut envoyer ce document en recommandé avec accusé de réception. Dès lors il faut joindre une copie de l'accusé à son recours pour attaquer le refus devant le Conseil d'Etat.

 

Il faut savoir que la préfecture peut déroger à la règle.

 

Pour ce qui est des ressources il faut se conférer à l'article R 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est possible de se faire prêter de l'argent le temps de la procédure afin de justifier l'existence de ses ressources. Il y a donc peu de problème de ce côté là puisqu'un simple glissement d'argent suffit.

 

En cas de refus de renouvellement de carte de séjour il faut la plupart du temps faire preuve de progression et de sérieux dans ses études. Cette pratique a commencé dès 1986 avec Pasqua. La commission des séjours a été mise en place et demandait à certains doctorants de prouver la réalité de leurs recherches et l'avancée de leurs travaux. En 1997 la Commission Weil a précisé qu'un étudiant étranger n'était là que pour étudier, et que donc sa vocation été de rentrer chez lui.

Si un étudiant interrompt ses études pour une raison X, l'administration va lui demander de rentrer dans son pays pour obtenir un nouveau visa long séjour, visa qu'il détenait lors de entrée sur le territoire français légalement. Il ne faut surtout pas que l'étudiant réponde à cette demande car ce visa lui sera refusé.

 

Il faut noter que le pouvoir de régularisation du préfet est total.

 

Interdiction de territoire est une peine pénale qui deviendra probablement bientôt une peine administrative avec 5 ans d'interdiction. Lorsque l'étranger oppose une résistance lors de son départ il peut être condamné de 3 mois de prisons et de 3 ans d'interdiction.

 

Il faut noter enfin que les mentions sur les passeport sont illégales. Personne n'a le droit d'apposer une mention manuelle sur le passeport. Souvent la police aux frontières tamponne le passeport de l'étranger en y accollant une mention illégale. Dans ce cas il faut faire un recours devant le conseil d'Etat et voir pour attaquer conjointement avec l'ambassade de son pays d'origine.

 

Lorsqu'un étudiant veut travailler, si il veut changer de statut, il lui faut faire renouveler son visa étudiant et après, lorsqu'il aura trouvé un emploi, qu'il fasse une demande de changement de statut pour obtenir une carte de séjour adéquate lui permettant de travailler.

Histoire du CASPER 34

Sur l'Université Paul Valéry en 2008 est apparu un nouveau collectif appellé à l'époque CAESPM. En moins d'un mois ce collectif s'est renforcé et a fait preuve de détermination. Une pétition a été émise sur l'Université pour soutenir les étudiants sans papiers et demander la mise en place d'une procédure de régularisation systématique des étudiants étrangers régulièrement inscrite. Cette pétition a réuni en moins de deux semaines plus de 2500 signataires.

Très rapidement le CAESPM s'est mis en relation avec RUSF 34 (Réseau Universités Sans Frontières) situé lui aussi sur l'Université Paul Valéry. Le collectif a organisé en partenariat avec RUSF 34 et la CIMADE une formation juridique à la défense des étudiants sans papiers. Plus de 10 000 tracts ont déjà été diffusés sur l'Université Paul Valéry.

Il y a peu, le CAESPM (Collectif d'Aide aux Etudiants Sans Papiers de Montpellier) changeait de nom et devennait CASPER 34 (Collectif d'Aide aux Sans Papiers Etudiant dans la Region 34). CASPER 34 est aujourd'hui membre à part entière de RUSF 34 mais conserve son autonomie et son organisation.

 Un blog avait été mis en place dès la création du collectif ( http://stop-expulsion.blogspot.com ). Il est aujourd'hui remplacé par ce site où un ensemble de documents numériques peuvent être stockés et librement téléchargés. L'adresse email initiale ( stop.expulsion@gmail.com ) est pour l'instant conservée. L'ancien blog n'est plus mis à jour, seul ce site sera actualisé en moyenne entre une et trois fois par semaine.

Compte rendu de la réunion du 10 Avril 2008

Compte rendu de la réunion du Collectif d'Aide aux Sans Papiers Etudiants dans la Région 34

Le 10 Avril 2008
ordre du jour:
- Bilan depuis 2 semaines,définitions des missions du collectif.
- Actions prévues, répartition des tâches
- Nom du collectif
- Engagement dans la durée/ mode de fonctionnement du collectif

Discussion rapide autour du budget:

Dès la rentrée, donner 10 euros chacun pour couvrir les divers frais nécessaires à l'organisation de la journée sur la Comédie. Il risque néanmoins d'y avoir des dépenses imprévues (frais de dossiers, etc...)

Missions du collectif :

Sensibilisation, Médiatisation, Médiation et Communication. Il s'agit de sensibiliser dans et hors de l'Université. Il faut faire connaître la réalité de la situation des étudiants étrangers. Il s'agit aussi d'apporter un soutien humain aux étudiants sans papiers, de se faire connaître pour pouvoir rediriger les étudiants vers les acteurs clés. Le traitement des dossiers se fera dans le cadre de RUSF. Il faut rappeller que le collectif n'a pas été créé dans le but de faire concurrence à RUSF.
Un tour de table a été effectué dans le but de tous se connaître et d'expliquer pour chacun d'entre nous ce que signifie le collectif et ce que l'on attend de lui. Il en est ressorti que le collectif a pour mission d'emmener les étudiants vers RUSF mais aussi de participer à RUSF pour élaborer les dossiers, voir les enseignants, faire les attestations. Il faut aussi appuyer sur le côté médiatisation car il y a un tabou à propos des étudiants sans papiers. Les gens sont mals informés et ont trop de préjugés.

Les journées du 28 et du 29 avril :

Lundi 28 : Rendez vous à 8H00 devant l'Université, au programme : distribution de tracts, interventions dans les cours, interventions théatrales, affichage...
Mardi 29 : Journée de sensibilisation au problème des étudiants sans papiers. Présence de la CIMADE, organisation d'une formation et d'un jeu forum sur la pelouse à l'entrée de l'université dès 9H30. Après midi, tenu de stands d'information, mise en place des panneaux portraits « C'est arrivé près de chez vous » avec l'histoire d'un cas précis de sans papiers.

Coordination des sans papiers :

Les différents collectifs de soutien se réunissent une à deux fois par mois. Envoi d'une déléguation de deux à trois personnes du collectif (Chaque fois des personnes différentes).

Journée sur la Comédie :

24 ou 31 mai, date à définir ultérieurement. Après-midi de sensibilisation avec présence de la CIMADE et de RUSF. Stands divers, mise en scène (policiers, étudiants, sans papiers) on remet les panneaux portraits déjà utilisés à la FAC. En cas de problème avec les forces de l'ordre nous nous déplacerons vers un autre lieu.